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18 janvier 2013
redac

Pourquoi le musée Grévin garde Sarkozy mais oublie Chirac ?

Pourquoi lui et pas elle ? Tout visiteur du musée Grévin est en droit de se demander comment cette vénérable institution, créée voici 130 ans, choisit les personnalités qu’elle décide de reproduire sous forme de statue. N’y aurait-il pas un message aussi subliminal que politique derrière la présence de Nicolas Sarkozy et l’absence de Jacques Chirac ? Pourquoi Rachida Dati et pas Valéry Giscard d’Estaing ? Et pourquoi Titeuf, un héros de BD tout ce qu’il y a de plus imaginaire ?
En fait, c’est l’Académie Grévin qui se charge de faire ces choix. Créée en 2001, elle se réunit deux fois par an et rassemble douze célébrités du monde des médias, sous la présidence de Bernard Pivot. Les noms : Daniela Lumbroso, Eve Ruggiéri, Anne-Sophie Lapix, William Leymergie, Pierre Tchernia, Gérard Holtz, Paul Wermus... Pourquoi un tel casting de stars ?
A l’origine, en 1881, le créateur du Musée Grévin, Arthur Meyer, journaliste et fondateur du quotidien Le Gaulois, souhaitait représenter en trois dimensions ceux qui faisaient la une des pages de son journal et que les lecteurs ne pouvaient se représenter, à l’époque, qu’à travers des caricatures ou des dessins. C’est pourquoi, pour rester dans cette tradition, les membres de l’Académie Grévin sont tous des journalistes d’horizons plus ou moins divers. Et que les statues représentent, avant tout, ceux qui font, dans leur domaine respectif, la une des journaux. Ce qui explique sûrement la disparition en ces murs de Jacques Chirac et Valéry Giscard d’Estaing…
Depuis 1882 le musée Grévin a fabriqué et exposé plus de 2 000 figures de cire. Ces dernières sont régulièrement retirées et remplacées en fonction de l’actualité. Actuellement, on compte environ 450 personnages allant de Albert Einstein à Michael Jackson, en passant par Jean-Paul Gaultier, mais aussi Scrat (l’écureuil du dessin animé « l’Age de glace »). Mais le plus passionnant restent les reconstitutions de nombreuses scènes de l’Histoire de France : l’assassinat d’Henri IV par Ravaillac, l’exécution de Marie-Antoinette ou encore Jeanne d’Arc sur le bûcher. On retrouve également les grands événements du XXe siècle avec notamment Rostropovitch jouant du violoncelle lors de la chute du mur de Berlin.
Plusieurs sculpteurs travaillent en permanence pour le musée. Les visages sont modelés en terre glaise au cours de séances de pose avec la personnalité, photographiée, mesurée et filmée en 3D sous toutes les coutures. Après la terre glaise vient le moulage, puis la cire. C’est ensuite au tour des maquilleuses de donner les nuances de la peau, aux coiffeurs de s’occuper de la perruque et aux costumiers d’habiller la personnalité. Même si bien souvent, la star offre ses propres vêtements. Vivement Lady Gaga et sa robe en morceaux de viande !
Antoine Meulenyser, 13 ans, collégien en 3e, Thiverval-Grignon (Yvelines).

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