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16 avril 2013
Mateo Monteiro

Développement des services publics ou politique ultralibérale, fais ton choix Camarade 

Editorial

Sous le libéral-conservateur Nicolas Sarkozy et les dix dernières années de droite les services public en auront pris un coup entre les différentes privatisations (GDF Suez, France Télécom, Crédit Lyonnais, EDF en passant par les compagnies d’autoroutes) et les baisses de budgets au profit de cadeaux fiscaux attribués aux plus riches. En voilà finit avec le bref bilan Sarkozy.

Mais aujourd’hui on a tourné la page, on a un nouveau président, un nouveau grand homme dit socialiste c’est pourquoi il faut lui rappeler ce qu’a fait la droite en dix ans et qu’elles ont été ses promesses de campagne.
A un moment il faut choisir mais surtout pas rester le postérieur entre deux chaises. Soit on fait comme De Gaulle, on fournit un service public de qualité mais on donne les moyens aux grandes entreprises ; soit on fait comme les gauchistes, on nationalise tout et on créé encore un service public de qualité ; soit on fait comme personne, on renforce les services publics au profit des citoyens.
Il va de soit que la Fonction publique a besoin d’un nouveau souffle, elle se veut d’abord d’être financée. Quand on voit tous ces fonctionnaires qui ont des projets et qui s’ennuient pour sécuriser leurs emplois, cela fait peur. En dehors du manque d’effectifs signalé par les syndicats comme dans l’éducation nationale par exemple ; il y a le manque de moyens ou du moins un budget mal répartie. Déjà toujours en restant sur l’éducation, il y a un besoin de financer les options au lycée. J’en suis conscient, je suis en option art du spectacle. Tant de projets qui se construisent dans ces sections, tant de découvertes les jeunes font, tant de sous il manque pour approfondir tout cela. Les options sont des ouvertures presque para-scolaires pour que les élèves baignent dans un milieu qui les intéresse ou qui éveille leur curiosité.

Le France a voulue rentabiliser au détriment d’une éducation de qualité et d’un service public digne de ce nom. Le problème pour le coup ce ne sont pas les patrons, le CAC 40 ou les établissements privés. Mais bien le fait de nuire l’éducation d’un élève, de lui exposer un manuel, un cours et lui dire « tiens prend ça et démerde toi ».
Il est vrai que la dernière réforme des lycées intègre une heure par semaine en seconde d’accompagnement personnalisé. L’idée est bonne mais a besoin d’évoluer dans le bon sens. Moi qui suis une quiche en mathématiques, l’atelier « Comment se servir d’une calculatrice ? » me passe au dessus de la tête. Et je ne parle pas non plus de la surcharge des classes sinon on va encore me traiter de jeune gaucho-syndicaliste, mais c’est aussi une réalité. Et d’ailleurs ce n’est pas une question de droite ou de gauche, c’est une question de confort pour travailler, une question de conditions. Et ce n’est rien derrière les méthodes de travail que nous imposent l’éducation nationale. C’est vrai, je veux dire, c’est ce que je disais précédemment, on nous donne quelque chose pour le manger, l’avaler à grands coups de mâchoires, l’apprendre et le digéré et dès que l’élève propose quelque chose de différent il se fait taper dessus. Après ça, droite comme gauche on y changera rien, c’est une mentalité d’éducation qui a existé sous tous les gouvernements.

Bref, je reviens sur la Fonction Publique en général, car là, je m’égare.
Être fonctionnaire, c’est comme être professeur ou Prêtre, cela se doit d’être une vocation. Et lorsque nous sommes ministre ou Président, c’est avec « avantage » que nous traitons des fonctionnaires. Je dis ça parce que la mission d’un fonctionnaire est bien différente de celle d’une personne travaillant dans une entreprise à but lucratif et marchand. Elle est de servir les citoyens. Je parle ici du statut de fonctionnaire, pas de celui de contractuel.
Il faut d’une revalorisation des services publics, mettre en place des services dignes de ce nom ; des fonctionnaires pris à leur juste valeur qu’est la qualification qu’ils ont ; des services de qualité avec un budget à la hauteur ainsi qu’un gouvernement à l’écoute des projets. Bref, je ne suis pas ministre de la fonction publique mais quoi qu’il en soit, il y a, qu’on le veuille ou non des endroits où il manque de ressources humaines, des endroits où il manque des moyens, des endroits où il manque de travail.
Sinon, on fait le choix d’un système ultralibéral, alors on passe dans ce que j’appelle « l’anarchie de droite » à la Mitt Romney. On ne peut pas vouloir de services publics de qualité, de fonctionnaires heureux avec de une la moitié de la fonction publique privatisée, de deux des manques à droite à gauche.

Un service public ce n’est pas que des chiffres ; mais des gens, des biens payés par la collectivité, et cette dernière ne peut continuer à verser ses impôts sans qu’il y est une revalorisation des résultats derrière. Au fond c’est ce qu’accepte le citoyen à partir du moment où il verse une imposition : financer des politiques publiques ; je pense qu’il y a aussi une déception des français et que la haine des impôts pour certains ne serait pas si l’argent de ceux-ci allaient là où il le faut....

Mateo Monteiro

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