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18 avril 2013
redac

« Docteur, il me faut un truc, n’importe quoi... ! »

Par Perrine Marquesuzaa, 17 ans, Brie Comte Robert

Il y a peu, j’ai fait une rencontre musicale. Croyez-moi, de la musique, j’en écoute tous les jours et de toute sorte. Mais Fauve, c’est différent. Ce jeune groupe français qui a ouvert ses ailes en 2010 est une voix
qui crie à pleins poumons ce que nous vivons en silence. Dans des textes absolument magnifiques, pas vraiment chantés mais pas vraiment parlés non plus, il nous touche avec une facilité déconcertante. Officiellement composé de cinq membres, le groupe se reconnaît plus comme une communauté.
Très proche de son public, il se représente comme un collectif, un corp. « Fauve qui veut. Et si ça se trouve demain on sera nombreux », peuton lire sur leur site. Et c’est vrai. Dans leurs mélodies aux accents
à la fois pop et rock, entre leurs mots sortis d’un dialogue intime,
on se retrouve. Fauve, c’est toi, moi, eux. C’est nous. Ils appellent ça du « Spoken Word Visuel ». Moi, j’appelle ça une révolution. Parce qu’ils
parlent à une génération entière. Parce qu’ils sont en train
de s’envoler à la conquête de la planète France.
Le groupe a déjà deux ans, mais c’est seulement depuis
quelques mois qu’il explose. Il n’a peut-être que six titres à son
actif mais il semble bien parti pour les faire entendre haut et
fort. Il y a quelques semaines, on pouvait entendre Fauve en
live sur Le Mouv’. Hier, on pouvait lire des articles sur
Fauve sur le site du Monde ou des Inrocks. Aujourd’hui, c’est
Oüi FM qui diffuse leur titre phare : Nuits fauves. Demain,
Fauve sort Blizzard, un premier EP, prévu pour le 20 mai. Et
après ? Un Bataclan, le 7 juin et les billets partent à vitesse
grand V. Il semble qu’il n’y ait plus qu’un véritable album que
l’on puisse attendre de la part de ce surprenant félin.

Cependant , même si tout s’emballe, Fauve garde la tête sur les épaules, ne veut pas y croire, veut rester lui-même. Et on l’en remercie.
Parce que Fauve, c’est avant tout un besoin urgent de s’exprimer, de hurler, pour trouver un peu d’air dans notre époque désabusée.
C’est là toute sa force et sa magie.
Malheureusement, il n’y a pas de mots qui puissent réellement
exprimer l’effet que produit Fauve. Il faut l’écouter, de toute son âme. Le vivre et le laisser nous emmener. Alors n’hésitez plus : rejoignez le
mouvement Fauve !

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