Categories

Accueil > Culture > Cinq bonnes raisons de visiter la Tour Paris 13

28 octobre 2013
redac

Cinq bonnes raisons de visiter la Tour Paris 13

Gwénaëlle Fliti (24 ans)

Depuis la route, une façade d’immeuble en bord de Seine sort du lot avec ses larges larmes orange fluo. La Tour Paris 13, c’est du street art, susceptible de séduire autant les puristes du genre que les amateurs en quête d’exposition hors du commun. Il y a sept mois, une centaine d’artistes de dix-huit nationalités différentes ont investi les 4 500 m2 de La Sablière, une habitation trop vétuste promis à un sort funeste début novembre. Seul mot d’ordre pour les street-artists : se servir uniquement des matériaux d’origine des pièces et laisser aller leur imagination. « Avec notre histoire, ils en ont écrit une nouvelle », ont rapporté les anciens locataires. Aujourd’hui, c’est le dernier jour pour se rendre à la Tour Paris 13 et le déplacement vaut vraiment le détour…

1) « Parce que c’est gratos et que ce n’est pas l’ambiance musée ». Argument de poids pour les bourses les plus menues.

2) Parce que ça fera de vous un warrior sur la toile ! C’est une sacrée fierté de pouvoir twitter, instagramer, bref, crier sur tous les toits que VOUS, vous avez survécu à l’interminable file d’attente. « C’est pire que pour Johnny ! », entend-on dans la foule qui se presse parfois dès 6h du matin pour une ouverture à 10h. Les vigiles veillent au grain et ne font passer que 49 personnes par heure.

3) Parce que c’est du jamais vu en France et que le temps presse. Accessible au public depuis le 1er octobre, la Tour Paris 13 a une date de péremption. Le 30 octobre, il sera trop tard. L’immeuble sera démoli et avec lui, les œuvres, le cœur des artistes et l’âme des anciens locataires. Une âme qui plane à chaque instant de la visite à travers les objets utilisés : des photos de familles et des vieux livres côtoient des VHS érotiques.

4) Pour l’esprit des lieux. Parce que comme le dit Mehdi Ben Cheikh, directeur de la Galerie Itinerrance et initiateur du projet : « ce n’est pas un squat ici, rien à voir avec le 59 de la rue de Rivoli ». Si vous êtes partisan du Maire du XIe qui a poussé une gueulante il y a quelques jours à cause de la multiplication des graphs sur les murs de son arrondissement, rassurez-vous : « On n’est pas des vandales. Le deal avec le bailleur social de La Sablière est clair depuis le départ : prendre possession des lieux sans déranger personne puis disparaître après. Ne pas retarder leurs plans de destruction puis de reconstruction (87 nouveaux logements sociaux verront le jour). Et surtout pas d’argent en jeu. Les artistes sont bénévoles ».

5) Enfin, pour l’effet psychédélique garanti ! À la fin du parcours qui part du 9e étage en descendant, il y une cerise sous le gâteau à ne surtout pas rater : les labyrinthes des caves à explorer plongé dans le noir avec pour seules indications quelques éléments phosphorescents. Une expérience unique et marquante !

Et ensuite ? À partir du 30 octobre et jusqu’au 10 novembre, soit pendant dix jours, les internautes sont invités sur le site tourparis13.fr à cliquer sur les œuvres qu’ils préfèrent. Le onzième jour, les parties les plus cliquées formeront une seule et même œuvre, emblème qui survivra à la Tour Paris 13. L’immeuble démoli laissera place à 87 nouveaux logements sociaux.

En pratique : 5, rue Fulton – Paris 13 (métro Quai de gare, ligne 6). Entrée gratuite.

Commentaires

1 Message

Répondre à cet article