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19 avril 2012
redac

Il y a des affaires, comme ça, qui restent dans les mémoires…

L’histoire n’est pas récente. Elle date du 22 septembre dernier. Mais elle résonne encore dans les couloirs du tribunal correctionnel de Cayenne. Une simple affaire de stupéfiants à petite échelle : quatre prévenus comparaissent pour détention et vente de quelques grammes de cannabis. Et puis viennent les plaidoiries. Inoubliables. La jeune défense un peu mesquine prend d’abord soin de rappeler au procureur les seventies et les années hippies qu’il n’a sans doute pas manqué de connaître puis conseille de se rappeler les propos de Martine Aubry quelques jours plus tôt : « Je suis pour la dépénalisation. »

S’avisant des dreadlocks des accusés, l’avocat explique que « pour un rasta, vendre de l’herbe est plus un acte de partage que mercantile ; elle ouvre l’appétit et apporte tranquillité et paix, ce qui mène à la méditation philosophique ». Le procureur - sans doute froissé par l’allusion à son grand âge - rétorque alors : « En somme, le joint est à la religion rastafari ce que l’hostie est à la religion catholique ? ». A dieu ne plaise, en ce moment, les rastas méditent en prison.

Daphné Leylavergne, 20 ans (Cayenne – Guyane Française)

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