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9 mars 2012
Lionel Mayorgas

A, B, C, D… non solvable !

Bientôt, nous ne verrons plus nos pays qu’au travers de lettrages difficilement compréhen­sibles par la personne lambda. Oh non, je ne critique personne, mais quelle est la différence entre AA+ et AAA ? Un gouffre… d’après les experts politiques.

Je me souviens d’un temps où l’on croyait aux valeurs de la France, de l’Europe, un temps où chaque État était solidaire avec ses voisins, un temps de paix économique. Maintenant, je m’aperçois que nous sommes en temps de guerre ! La France et l’Allemagne disent non à l’Espagne, au Portugal, et encore moins à la Grèce. Pour le gouvernement, point de solidarité qui tienne ! Il faudrait m’expliquer… Ah mais si, Standard & Poor’s l’a déjà fait pour eux.

Les États-Unis perdent une lettre, ils sont admirés, le gouvernement actuel fait de même, ils sont simplement en restructuration… Après maints et maints sommets européens, euro­monnaie ou euro-France/Allemagne, nous en sommes toujours au même point : rien n’est fait. Les seules propositions réalistes viennent de la gauche. Arnaud Montebourg n’a pas fait le score qu’il attendait lors de la primaire socia­liste pour rien. Lui, le seul homme de gauche au PS ? Oui, mon cher François Hollande, être élu président de la République sera bien plus facile que de faire des réformes, surtout si on n’écoute ni l’aile gauche de son parti ni les autres partis de gauche.

Être près du peuple est bien plus important que d’aller serrer la main à tel ou tel qui changerait à lui tout seul l’État français.

Dès lors, vers qui se tourner ? L’ex-footbal-leur, voix médiatique des mal-logés, chantre de la faillite bancaire, Éric Cantona, se présente­rait ? Grand bien lui fasse, encore faudrait-il qu’il ait lu le programme du Front de gauche qui est quasi identique sur le point du logement à ce qu’il défend. Le Front de gauche qui était ridiculisé par les médias et qui prend de plus en plus d’importance. Ce Front de gauche avec un Jean-Luc Mélenchon omniprésent ?

Être près du peuple, soutenir nos ouvriers, nos smicards, nos endettés, nos mal-logés, etc., est bien plus important que d’aller serrer la main à tel ou tel qui changerait à lui tout seul l’État français. Le diktat d’un seul parti (ou d’un seul homme) ne peut plus être en vigueur de nos jours. Une France digne a besoin d’un véritable État, aidant les plus faibles… Ah, oui ! Pendant ce temps, Moody’s risque de nous faire passer en AA. Pas de quoi se réjouir…

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